Présentation

Parce qu’il y a de tout dans les livres, raison et déraison, parce qu’ils sont nos plus intimes et privés compagnons, parce que ce sont les lecteurs qui rendent les livres vivants et qu’on a jamais rien inventé de plus réconfortant que librairies et bibliothèques publiques, parce que, heureusement, le livre est dangereux, et que, parfois, on le dit en danger...

Depuis plus de dix ans, Arte-Mare s’associe à la Ville de Bastia (Affaires Culturelles, Affaires Scolaires, communication), à la CTC, aux bibliothèques et médiathèques de Bastia, Furiani, Penta di Casinca, Ajaccio, au lycée Giocante de Casabianca, à la Villa Ramelli, aux écoles, collèges et lycées pour mettre en place une fête du livre d’histoire et de fiction historique, Histoire(s) en Mai.
Mai est un joli mois, et pas seulement pour les coquelicots qui fleurissent les talus. Mai est un mois historique. « Histoire, n. compte-rendu hautement douteux d’évènements historiques hautement futiles, causés par des chefs d’une haute scélératesse et des soldats particulièrement stupides. Histoires, n. p. récits généralement mensongers ».
Au diable Ambrose Bierce et son cynisme ! Nous, nous aimons les histoires et aussi l’Histoire, sans être dupes de leurs procédés de fabrication. Alors, pour cette fête de la lecture, nous avons délibérément choisi la fable, le détour par l’imaginaire, l’histoire buissonnière. Nous n’avons pas invité l’austère Clio mais une muse qui s’amuse.

A dire vrai, le mois de mai, sous la ramée, n’incite pas trop au sérieux. Ça tombe bien. Le roman historique, c’est l’histoire facile, populaire. Il n’interdit pas la réflexion, bien au contraire mais parle d’abord à l’émotion. Il ne pèse pas, ne pose pas, il court, et au fil du récit, les personnages sont entraînés dans de miroitantes aventures. Séduit, le lecteur mord à l’appât. Bonne prise pour l’histoire comme pour la littérature.