HOMMAGE A Paul VECCHIALI

Bio

C’est la troisième fois que Paul Vecchiali nous fait l’amitié de participer au festival de Bastia et bien sûr on ne se lasse pas de retrouver cet inlassable cinéaste, aventureux et inventif comme à la première heure. Il nous revient avec trois films : Les Sept Déserteurs ou la guerre en vrac, Train de vies ou les voyages d’Angélique et Le Cancre.

A la fois nostalgique du cinéma populaire des années trente, et emblématique de la Nouvelle vague française, Paul Vecchiali suit une voie originale. Ainsi en est-il des Ruses du diable dont l'histoire, celle d'une jeune vendeuse qui reçoit tous les matins mystérieux un billet de 100F., dénote un réalisme social tandis que son mode de narration échappe totalement au souci de la vraisemblance traditionnel. Il en résulte une véritable dédramatisation. Cela est dû à une manière de filmer bien particulière : en temps réel pour ainsi dire, pas plus de trois prises par plan-séquence… l'exposition psychologique des personnages pensée en terme d'économie, est remplacée par la force évocatrice de la musique. L'Etrangleur (1970) confirme ce parti pris tout en le dépassant. Sa fiction bâtie sur la montée d'une pulsion - Jacques Perrin tue par pitié les femmes qu'il désire - évolue vers un univers onirique marqué par des passages de comédie musicale en rupture totale avec l'origine réaliste. Femmes femmes (1974), avec Hélène Surgère bientôt son actrice fétiche, signe un magistral noir et blanc. Puis Vecchiali touche au genre pornographique avec Change pas de main (1975), histoire de démonter la logique du désir à la limite de la normalité. Après La Machine (1977) sur le thème de la peine de mort, puis Corps à coeur (1978), une histoire d'amour décalée, Paul Vecchiali fait appel à Danielle Darrieux, son égérie, pour interpréter En haut des marches (1983) en hommage à sa mère décédée.
Rosa la rose, fille publique (1985), Encore/Once more (1987) et Le Café des Jules (1988) poursuivent l'exploration du désir dans
ses abîmes tels que la prostitution, le sida et le viol. Réalisateur insatiable, avide d'univers nouveaux, Vecchiali n’a jamais cessé de tourner. Fiche Cinémathèque française

LE CANCRE

2016 1H56

Laurent, la quarantaine, cherche sa voie, lui qui a passé son enfance et son adolescence dans l'oisiveté. Il voit d’un mauvais oeil l’obstination de son père Rodolphe à vivre seul dans sa maison du Sud de la France. Le vieil homme, acariâtre, manipulateur et brusque, autour duquel gravitent les femmes de sa vie, n’a qu’une obsession : retrouver son grand amour de jeunesse, Marguerite.

LES 7 DÉSERTEURS OU LA GUERRE EN VRAC

2017 1H38

Dans un hameau en ruines, quatre hommes et trois femmes se retrouvent après avoir fui la guerre.
Ils survivent comme ils peuvent en allant voler dans les maisons voisines. Certains se connaissent déjà. D’autres tissent des liens affectifs. Puis, sans savoir pourquoi ni d’où viennent les tirs, ils sont tué sun par un.

TRAIN DE VIES OU LES VOYAGES D’ANGÉLIQUE

2018 1H16

À plusieurs étapes de sa vie, Angélique, à l’apparence immuable, côtoie des gens fort différents lors de ses voyages en train. Une femme a-t-elle le droit et la possibilité de vivre sa sexualité comme elle l’entend ?