L’Ulysse à l’ensemble de l’oeuvrePrix Ulysse

Jaume Cabré

Prix Ulysse à l’ensemble de l’oeuvre

Jaume Cabré

« On ne peut pas écrire le roman infini »

Jaume Cabré n’est pas un homme pressé. Ses grands romans ont mis longtemps à mûrir et malgré sa célébrité et son succès en Catalogne, en Espagne et dans toute l’Europe, ils ont tardé à être traduits et publiés en France :

« Sa Seigneurie » (1991) un roman sur la corruption du pouvoir absolu, situé dans la Barcelone de la fin du XVIIIème siècle , a été édité par C. Bourgois et a reçu le Prix Méditerranée en 2004,

« L’Ombre de l’eunuque » (1996, traduit en 2006), raconte a fin du Franquisme, et la transition démocratique des années suivantes C’est aussi une réflexion sur la création artistique et musicale.

« Les Voix du Pamano » (2004 traduit en 2009). commence dans un petit village catalan dans les années quarante et continue jusqu’à nos jours, mettant en scène plusieurs personnages. Les thèmes de ce roman : la mémoire, la peur de l’oubli et le pardon, sont développés dans « Confiteor ».

Il refuse la dictature de l’immédiat : « Le travail littéraire est une métaphore de ma conception de la vie. La vitesse peut être bonne, mais elle n’est qu’un moyen. J’ai toujours la sensation de ne pas avoir fini.» 

Le temps et la mémoire sont des éléments essentiels de son œuvre, dans laquelle il est toujours attentif à établir les généalogies et les filiations.

Son dernier roman, «Confiteor » (Actes Sud, 2013, Prix Courrier International du meilleur roman étranger) , est une œuvre majeure de la littérature catalane et européenne, complexe, riche et subtile. Une histoire pleine de bruit et de fureur, couvrant cinq siècles et parcourant l’Europe, dont le narrateur, presque dément, confie :«Naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable.»

Un violon porteur de malheur, depuis la graine de l’arbre dont il a été tiré, jusqu’à sa destruction, passe de main en main et sert de fil conducteur à l’histoire. Défiant les lois de la narration, bousculant le temps, faisant parler vivants et morts dans la même phrase, Cabré ordonne un chaos magistral pour remonter à l’origine du mal: l’Inquisition, la dictature, la terreur nazie passent dans cette fresque épique.

 

Pour Jaume Cabré écrire dans sa langue maternelle est une évidence : « J’ai écrit naturellement en catalan. Je n’ai pas choisi ma langue, c’est elle qui m’a choisi.»

Diplômé de philologie catalane, universitaire, Jaume Cabré, après de nombreuses années passées à enseigner, s’est consacré à l’écriture de romans, nouvelles, pièces de théâtre, scénarios pour le cinéma et la télévision.

 

Salle Prelà du Théâtre Municipal de Bastia

18h00 Rencontre avec le grand romancier catalan Jaumé CABRE

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