Marie N’DIAYE

« J’AI TOUJOURS VOULU ÉCRIRE UNE LITTÉRATURE QUI SE SITUE À LA FOIS DANS LA TRIVIALITÉ DE LA VIE ET DANS UN AU-DELÀ, UNE DIMENSION QUI TRANSCENDE CETTE TRIVIALITÉ DE CHAQUE JOUR. »

Elle a commencé à 18 ans une oeuvre majeure : une quinzaine de romans, une dizaine de pièces de théâtre, sans compter un ou deux scénarios de films.
Lauréate du prix Fémina (« Rosie Carpe », 2001) puis du Goncourt (« Trois femmes puissantes », 2009), cette femme discrète s’est-elle dévoilée dans les titres de ses livres ? « La sorcière », « La cheffe » ou même « Ladivine » ?
(Grand prix de l’héroïne Madame Figaro, 2013)
Française, sénégalaise, Marie NDiaye est toutes les femmes, qu’elle raconte comme personne. Ses récits sont à la fois ancrés dans la réalité contemporaine et baignés d’onirisme. La réalité vacille comme vacillent les vies de ses héroïnes. Du réalisme le plus cru au fantastique le plus déroutant, elle campe des portraits de femmes humbles et puissantes, mal à l’aise entre deux mondes, porteuses de qui sait quelle culpabilité inexpliquée, et dépassées par les dons extraordinaires qu’elles tentent de transmettre à leurs enfants.
Emportés par une écriture faussement classique et délibérément hypnotique, les romans de Marie NDiaye nous auraient-ils envoûtés ?