Arte Mare à la barre

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Arrêt sur images

Un festival n’a rien d’un tribunal. Si cour il y a, il s’agit plutôt d’une cour de récréation, n’en déplaise à André Cayatte, avocat au barreau de Paris qui, à partir de 1950, met sa production cinématographique au service des causes judiciaires, déclarant : « Je veux faire de la salle de cinéma une cour d'appel. »

Il faut avouer qu’au cinéma, la justice est un thème récurrent. La photogénie des marches d’un palais de justice, d’une salle d’audience, des robes de magistrats et d’avocats n’est plus à démontrer. Depuis plus d'un siècle, des réalisateurs choisissent le tribunal comme décor, les dossiers deviennent des scénarios, les acteurs du monde judiciaire s’incarnent dans des acteurs de cinéma.

Les films de justice, dont certains sont des œuvres majeures, nous rappellent l’importance de cette institution dans nos vies. Quant au septième art, il explique, décrypte, analyse, dénonce, suscite une démarche critique, ambition qui est celle du festival, devenu une semaine par an le greffier du cinéma méditerranéen.

Mais Arte Mare a d’autres causes dans son sac : trois compétitions — longs-métrages méditerranéens, films corses, films d’écoles — comme autant d’affaires pendantes.

D’autres tours également, un ample panorama d’avant-premières, des débats, des rencontres, des expositions, le Prix Ulysse, de la musique et de la bistronomie nustrale.

Et pas d’autres lois que l’hospitalité.

Michèle Corrotti