Romancière
Eléa Marini vit à Montpellier et travaille comme scripte de fiction. Le goût de l’imaginaire et des mots naît dans sa petite enfance. Elle écrit ses premières histoires en CP dont l’une évoque une tempête, thème qui la fascine autant qu’il l’effraie et qui se trouve au coeur de Le Ciel l’a mauvaise. Ce vif intérêt s’accompagne d’un grand amour pour le cinéma.
Après des études de montage, cinéma et littérature à Rouen, Paris et en Roumanie, elle travaille plusieurs années comme professeur de Français Langue Étrangère. C’est lorsqu’elle vit au Mexique qu’elle se confronte enfin pleinement à son désir d’écriture. Elle retourne ensuite en France pour renouer avec le cinéma et l’audiovisuel et travaille dans une association d’éducation à l’image, tout en se formant au métier de scripte fiction qu’elle exerce désormais sur des séries et des films. Le rapport à l’image et au découpage en plans, propres au cinéma, habite pleinement sa relation à l’écriture.
Une tempête submerge une ville. Dans ce paysage dévasté, trois personnages, oubliés de l’évacuation, se rencontrent : Isaac, une sorte d’ermite retiré du monde ; Alma, une serveuse déracinée et Bo, un orphelin, sans nouvelle de sa mère partie avant la catastrophe.
Le roman raconte l’errance de ce trio improbable. Au fil de leurs aventures, le lecteur découvre les traumatismes de ces héros qui deviennent, presque malgré eux, indispensables les uns aux autres,formant peu à peu une véritable famille de cœur. Les liens indéfectibles qui se tissent leur permettent de survivre et les conduisent vers une forme de résilience.
Ce roman est d’une grande actualité car la vie de ses personnages est bouleversée et dépend totalement des aléas climatiques.
Éléa Marini dépeint, avec une grande finesse, des personnalités sensibles et attachantes, dévoilant progressivement leurs blessures les plus profondes. Les dialogues sont justes et savoureux : ils révèlent les accents, les faiblesses et les forces de ces trois êtres déracinés.
Le ciel l’a mauvaise dans le ciel, lorsque les éléments se déchaînent, mais également, dans le cœur de nos héros malgré eux. Après la tempête, l’espoir renaît parfois...
rencontre
Une rencontre se tiendra vendredi 9 octobre à 17h45 à la Bibliothèque de Bastia. La discussion avec l'auteure sera menée par Christophe Bourseiller. Éléa Marini recevra le même jour Le Prix Ulysse du premier roman à 19h15 à l'Alb'Oru.
Une rencontre se tiendra le samedi 10 octobre à 14h à la médiathèque B620 de Biguglia.
Une mention spéciale du jury est attribuée au roman Mitteleuropa, Les carnets secrets de Redo paru aux éditions Maurice Nadeau et dont l'auteur, Vicente Luis Mora, fut l'invité d'Histoire(s) en Mai.
